Accueil > éducation nationale > La maternelle à trois ans : ça y est, ce n’est plus un droit !

La maternelle à trois ans : ça y est, ce n’est plus un droit !

Déficit de 400 000 places d’accueil des jeunes enfants en milieu rural

Le rapport sénatorial Juilhard sur l’accueil des jeunes enfants en milieu rural, dresse un tableau alarmant des possibilités d’accueil offertes en rapport avec la demande :

« Il manque aujourd’hui en France 400 000 places d’accueil de jeunes enfants pour permettre à tous les parents de ne pas être contraints à choisir entre vie professionnelle et vie familiale.

Alors que le taux de natalité confirme son dynamisme, les difficultés demeurent : les assistantes maternelles assurent près de 70 % de l’offre de garde, mais la profession n’est pas assez attractive et un tiers d’entre elles vont partir à la retraite dans les cinq prochaines années ; les établissements d’accueil collectif favorisent la socialisation des jeunes enfants, mais leur coût de fonctionnement empêche leur diffusion massive ; la garde à domicile se développe rapidement, mais elle n’est accessible qu’aux familles aisées.

A ces difficultés nationales s’ajoutent, pour le milieu rural, deux contraintes particulières : la faiblesse du potentiel financier des petites communes rend souvent impossible la mise en place d’établissements collectifs trop onéreux et les horaires de travail atypiques de nombreux parents appellent une offre de garde spécifique qui reste rare.

Or, selon l’avis unanime des élus locaux et des acteurs de la petite enfance, deux facteurs essentiels conditionnent l’installation des parents en milieu rural : la possibilité de faire garder leur enfant et l’accès aux nouvelles technologies.

Développer l’offre d’accueil des jeunes enfants dans le monde rural n’est donc rien de moins qu’une priorité de l’aménagement du territoire : ce rapport entend relever le défi en proposant des solutions d’accueil innovantes et inédites. »

L’école à trois ans, plus si sûr !

Pour alléger les effectifs, certains directeurs de maternelle du Puy de Dôme ont, en cette rentrée, été sommés d’appliquer une modification du règlement intérieur type départemental qui leur avait échappé :

« Cette admission [en maternelle] est prononcée si les conditions d’accueil le permettent (effectifs, locaux adaptés, personnel petite enfance), au profit des enfants âgés de 3 ans révolus au jour de la rentrée scolaire.

Toutefois, les enfants qui atteindront cet âge dans les semaines suivant la rentrée et au plus tard au 31 décembre de l’année en cause pourront être admis, toujours dans la limite des places disponibles. »

En clair : votre enfant pourra être refusé, même s’il a trois ans révolus en septembre,

  • dans le cas où les effectifs sont trop importants : l’inspection n’est plus tenue d’attribuer un poste supplémentaire ;
  • dans le cas où les locaux seraient devenus insuffisants : les mairies ne sont plus tenues d’y pourvoir ;
  • dans le cas où les personnels municipaux ne seraient pas assez nombreux : plus d’obligation des mairies non plus dans ce domaine ;

De plus, la formulation induit une restriction plus forte encore pour les enfants nés d’octobre à décembre 2006. On ne dit plus : « Leur admission est prononcée » (sous condition). Mais ils pourront être admis… Ce qui réduit sensiblement leurs chances.

Libre au maire de les inscrire tout de même, mais on ne pourra plus interpeller l’inspection pour obtenir une ouverture de poste d’enseignant s’ils se retrouvent à 33 par classe.

Lire tout l’article

Si vous voulez entamer une discussion, vous serez le (la) premier(e) à donner votre avis...

Poster un commentaire

(obligatoire)

(obligatoire, ne sera pas publié)

(facultatif)