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Faut-il supprimer les notes à l’école élémentaire ?

Faut-il supprimer les notes à l'école élémentaire ? [image Afev]

L’Afev* a lancé un pavé dans la mare en demandant purement et simplement la suppression des notes à l’école élémentaire.
Pour l’Afev, ce système de notation, et l’obsession du classement auquel il répond, crée une très forte pression scolaire et stigmatise les élèves, qu’il enferme progressivement dans une spirale d’échec.
“Alors que la confiance en soi est indispensable à la réussite scolaire”, dit l’appel,”les conséquences de ce système de classement sur les élèves en difficulté sont désastreuses : fissuration de l’estime de soi, absence de valorisation de leurs compétences, détériorations des relations familiales, et à terme, souffrance scolaire.”
Le constat est amer : “4 écoliers sur 10 sortent du CM2 avec de graves lacunes“.
A l’instar d’autres pays, comme la Finlande, pays en tête des classement internationaux en matière d’éducation (et oui, fichus classements, on ne peut y échapper), on pourrait opter pour un système basé sur une construction positive, le développement de l’estime de soi et l’élaboration d’un rapport sain aux apprentissages, dans le but d’acquérir les savoirs fondamentaux.
En finlande les élèves sont évalués pour la première fois à l’âge de 9 ans, et encore, de façon non chiffrée. Il faudra attendre 11 ans pour être notés.
Luc chatel, ministre qui vient de se remplacer à l’éducation, est opposé à cette suppression des notes à l’école élémentaire. L’objectif affiché est pourtant l a réussite de tous les élèves, un objectif que le système actuel n’arrive pas à atteindre.
Le SNUipp, syndicat majoritaire à l’école primaire, le ton est plus mesuré : il faut “dépasser les notes pour transformer l’école“.
Pour les enseignants, qui rejoignent l’Afev sur le constat : “la confiance en soi est déterminante pour apprendre et réussir, et elle est vite mise à mal par les échecs récurrents en classe”.
Il faut pour eux instaurer la sérénité en classe, et améliorer le climat scolaire, en urgence, la réussite des élèves les plus fragiles en dépend.
Mais pour eux, il n’y a pas que la note, qui est la face visible du système éducatif qu’il faut réformer, mais ltout le système :
  • Repenser les évaluations qui, au contraire des tests de CM2 et CE1,1, doivent permettre de mesurer les réussites et les progrès des élèves,
  • mettre en oeuvre une vraie formation professionnelle initiale et continue des enseignants ,
  • en finir avec les redoublements inefficaces,
  • prendre en charge et plus vite les enfants qui décrochent,
  • permettre le travail en petits groupes,…
Tout cela est très bien, mais cela ne va pas dans le sens des réformes organisées par le gouvernement. Et s’il fallait commencer par s’attaquer à la face visible ? Le débat qui s’ouvrira permettra d’ouvrir un vrai débat plus vaste sur l’école, et de poser tous les problèmes sur la table.
Qu’en pensez-vous ?
5 strips éducatifs par Martin Vidberg
*L’Afev est née de l’envie de lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires, et de créer un lien entre deux jeunesses qui ne se rencontraient pas ou peu : les enfants et jeunes en difficulté scolaire ou sociale, et les étudiants.
L’action de l’Afev a évolué au fil des années pour se concentrer aujourd’hui sur l’accompagnement individualisé, un projet qui réunit un étudiant et un enfant, dans une approche d’éducation non formelle. Les bénévoles de l’Afev peuvent aussi s’investir dans des projets collectifs promouvant essentiellement les notions de citoyenneté et de solidarité. Leurs actions

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