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Compte-rendu de la réunion des deux écoles du 17 mai : rythmes scolaires, cantine et pause méridienne, transports et changements d’horaires…

Le vendredi 17 mai, nous nous sommes rendus à une réunion de travail avec deux points à l’ordre du jour :

  • Préparer la réforme Peillon pour la rentrée 2014, la loi dit de refondation de l’école ;
  • Aménager le temps scolaire pour l’année 2013-2014.
La réunion, qui a rassemblé les 2 écoles, a commencé à 18h00. Elle durera 3 heures, et finira à 21h00.
Tous les enseignants étaient présents (Mmes Besnard, Despeyroux, Hubert, Pascal, Roult et Mr Carré).
Pour les parents, Mmes Halbout, Morel, Poncelet, Vitoux, et Mrs Binard et Houdu étaient présents.
La mairie était représentée pas le maire, Mr Loëb, sa première adjointe, Mme Kaaouche, et M. La Roche.
Au cours de cette réunion, nous étudierons des solutions pour le temps de la cantine et la pause méridienne, les horaires pour l’année scolaire 2013-2014, les transports scolaires, et enfin la réforme Peillon, dite refondation de l’école.
La municipalité a quitté la réunion vers 19h30, soit à la moitié de la réunion, et n’a donc pas participé aux choix et aux votes des parents et enseignants.
En conséquence, le maire ne valide aucune des résolutions votées à l’unanimité par les parents et les enseignants.
Tout ce que nous avons obtenu, c’est que l’eau soit disponible pour les enfants jusqu’à la fin du repas.

I – La pause méridienne (le midi) et la cantine :

Dès le début du conseil d’école, le directeur de l’école élémentaire, M. Carré, a expliqué les difficultés des élèves lors de la pause méridienne.
La municipalité a semblé découvrir ces difficultés sur le temps du midi, la perte de calme, le chahut et les incivilités, partagées entre élèves et personnels.
Les personnels sont débordés : Il faut au moins une personne de plus le midi.
Deux personnes seulement, les mêmes qui surveillent la cantine, pour surveiller entre 50 et 60 élèves sous le préau, dans la cour, dans les escaliers, mais aussi aller et venir pour ouvrir à clef les toilettes et surveiller l’enfant qui fait ses besoins. Elles ne peuvent pas y arriver.
Le constat a été unanime : le personnel hausse le ton en permanence, les enfants font trop de bruit ou de chahut.
Les enseignants ont proposé de diminuer la pause méridienne de 2 heures à 1h30 afin de réduire ce temps où les enfants sont trop énervés. Pour les équipes pédagogiques des 2 écoles, un changement d’horaires était souhaitable, afin de ne pas laisser perdurer cette situation difficile le midi.
Le maire s’est opposé au passage à 1h30. D’abord parce qu’on ne change pas les horaires des personnels municipaux, puis il a annoncé qu’il envisageait un retour à 2 services pour la restauration scolaire.
Tout le monde se rend donc compte désormais que cette idée de service unique était une mauvaise solution.
Toutefois, nous n’avons pas l’assurance qu’il y aura retour aux deux services.
Nous avons travaillé sur l’hypothèse du service unique, car ce retour aux 2 services inattendu est une hypothèse pas encore validée.
Si ce retour à deux services s’avérait réel, il faudra bien envisager de décaler de nouveau les horaires de fin de classe le midi.

II- Le transport scolaire :

Nous avons évoqué le temps de transport du midi : les enfants qui l’empruntent suivent un tour complet en quittant l’école alors qu’ils pourraient aller directement à leur arrêt leur permettant ainsi d’avoir le temps de manger correctement. Au retour, le car reprend le chemin prévu d’origine.
2 ou 3 enfants – les mêmes – prennent le car le midi pour rentrer chez eux. Depuis le début de l’année.
Or le car fait le circuit complet, réquisitionnant un car venant de Louviers, un chauffeur et une personne des services municipaux qui n’est pas présente dans la cour, alors qu’on en aurait bien besoin. Nous avons évoqué la possibilité de mettre un flexibus pour effectuer ce transport en moins de temps.
  • Cela permettait que Micheline reste dans la cour lors de la récréation du midi ;
  • Les 3 seuls enfants concernés auraient moins de temps de transport, et plus de temps pour manger ;
Cette possibilité a été rejetée par la municipalité. Les transports sont le fait de la CASE. Supprimer le car scolaire du midi cette année reviendrait à sa suppression définitive. Donc : statu quo.
Quant aux horaires du car le matin et l’après-midi, là encore la municipalité explique que c’est le fait de la CASE qui a fait le choix seule des horaires.
Suite à la transmission de mauvais horaires d’ouverture et de fermeture des classes par la mairie, la CASE a privilégié les 3 enfants de l’école d’Andé par rapport à tous ceux de Saint-Pierre.
Depuis ce moment, le car part trop tôt le matin, et trop tard le soir (16h50 à 16h55).
Selon le maire, c’est la CASE qui serait restée intraitable sur les horaires. Et le restera. Statu quo, là aussi.
Bilan, des familles mécontentes de ces horaires depuis 3 ans, moins d’abonnés aux transports scolaires. Et plus de circulation et de stationnement devant l’école le matin et le soir.

III – Les changements d’horaires :

La municipalité, maire et adjoints, n’a pas participé aux débats sur les changements d’horaires 2013, ni sur le projet éducatif (loi de refondation de l’école).
Nous nous sommes concertés pour aborder un changement d’horaires dans les écoles pour l’année scolaire prochaine, 2013-2014.
C’était une volonté de se rapprocher des horaires de 2014, lorsque nous serons obligés d’appliquer la réforme Peillon. Cela pouvait être l’occasion de commencer à mettre en place des nouvelles activités, de prendre contact avec les associations, et d’étudier des articulations entre vie scolaire, vie périscolaire et extrascolaire.
L’an prochain, les temps scolaires hebdomadaires seront de 24 heures d’enseignement + 1 heure prise en charge par les enseignants – non obligatoire pour les enfants. Cette heure pourra être utilisée, selon les besoins de l’école, pour des projets culturels, du soutien scolaire pour des petits groupes choisis par les conseils des maîtres, ou un travail de groupe avec les enfants et leurs parents,…
Après discussion et concertation, une proposition de changement d’horaires a été votée à l’unanimité :
  • 8h30 – 12h00 le matin ;
  • une pause méridienne réduite de 30 minutes vu les difficultés rencontrées ;
  • 13h30 – 16h00 l’après-midi pour le temps d’enseignement ;
  • la demi-heure prise en charge par la mairie le midi se retrouverait décalée – toujours prise en charge – entre 16h00 et 16h30 au moment de l’étude. C’est un moment de calme, où les enfants ont retrouvé toute leur attention et leur concentration.
  • Pour nous, parents, ce moment de 16h00 à 16h30 doit rester un moment libre et gratuit. Puisqu’il n’est qu’un report d’une activité qui se passait le midi, et qui était prise en charge par la collectivité.
  • Grosse nouveauté : alors que l’aide personnalisée disparaît, et qu’elle ne peut plus se faire lors de la pause méridienne, il reste 1 heure par semaine « d’activités complémentaires pédagogiques ». Cette activité pourrait s’articuler par 3 heures le mercredi matin (ou le samedi matin si l’on souhaite être cohérents avec le vote que l’on a fait pour la réforme) sur des projets divers (culturels, sportifs, musicaux, de soutien ou organisation…)
Il faudrait que la CASE puisse assurer le transport scolaire matin et midi un mercredi (ou samedi) sur 3 pendant la période scolaire.
Le maire a rejeté les nouveaux horaires votés à l’unanimité par toutes les personnes présentes.

IV – Rappel de quelques unes de nos demandes pour 2013 :

A la mairie :
  • agir auprès de la CASE pour modifier les horaires de car du matin, du midi, et du soir ;
  • prendre en compte la 1/2 journée supplémentaire une semaine sur trois et prévoir le transport scolaire ;
  • réduire la pause du midi, et décaler la 1/2 heure après 16h00 ;
  • ajouter du personnel le midi pour un retour au calme ;
  • mise à disposition de l’eau jusqu’à la fin du repas
  • Enfin, nous demandons au maire un comportement responsable et respectueux vis-à-vis des enseignants. Le maire a exigé de madame Sophie Hubert qu’elle cesse de sourire !
A l’Éducation Nationale :
  • Nous avons demandé de reconduire l’expérience d’une EVS (emploi de vie scolaire) qui a profité au temps scolaire. Les quelques heures qui ont été prises sur le temps de cette EVS ont permis de créer un atelier de travaux manuels/ arts plastiques le midi. Laurence avait créé cette activité au « château » lors des 3 années qu’elle a passé à l’école primaire. Les enfants les plus calmes et les plus jeunes aussi, avaient adoré cette activité qui faisait le plein tous les midis.
    Cela permettait aussi aux employées de la commune d’avoir moins d’enfants à surveiller dans la cour. Et donc un moment de récréation plus calme.
Pour l’instant, à part un verre d’eau, tout ce qui a été proposé et voté à été refusé par le maire. Rien ne change pour 2013.
En pièce jointe ci-dessous, le document que les parents qui étaient présents à la réunion préparatoire ont remis à tous les participants au début de la réunion.

V – Le contexte et décisions prises lors de la précédente réunion sur le rythmes scolaires :

C’est la seconde réunion qui réunissait les 2 écoles, enseignants parents et municipalité (qui avait préféré partir), pour préparer cette réforme Peillon.
La loi de refondation de l’école se base sur un constat d’échec pour l’école : des résultats en baisse, et des enfants qui décrochent dès le cycle primaire.
La semaine de 4 jours mise en place par Xavier Darcos qui était était sensée alléger la semaine d’école a complètement raté son objectif : la semaine de 4 jours a éreinté les élèves.
6 heures de cours par jour, plus une demi-heure pour les élèves en difficulté, et 144 jours de classe par an, c’est un mauvais système scolaire.
C’est ce que la loi Peillon veut corriger en replaçant le rythme scolaire sur le rythme des enfants, et non plus sur le rythme des adultes :
  • Des journées plus légères, des temps scolaires plus étalés dans la semaine et sur l’année, avec des vacances d’été moins longues, un temps scolaire sur la journée qui correspondra mieux aux rythmes des enfants.
  • Les programmes nécessitant la plus grande cognitivité (concentration) seront concentrés sur 5 matinées.
  • Les après-midis, périodes où près de la moitié des enfants sont en perte d’attention, seront affectés à des activités scolaires puis éducatives, et surtout avec une pression cognitive moins forte : activités sportives ou culturelles devront être proposées aux élèves. Il n’est pas question que l’école devienne une garderie l’après-midi.
Le pari pour cette réforme, c’est d’arriver à réussir ce qui n’est pour l’instant qu’un projet, un projet d’école ouverte, et une expérience de co-éducation.
Nous choisissons de croire que c’est une véritable réforme – indispensable pour les enfants et l”école – qui se met en place.
Il nous faut donc prendre le sujet à bras-le-corps pour conserver l’esprit de cette loi, pour le bien des enfants.

Réforme Peillon, préparer le PEDT :

Lors du précédent conseil d’école sur la réforme Peillon, nous avons décidé du report de la réforme à 2014. Ceci pour nous donner le temps de nous y préparer.
La refondation de l’école se base en partie sur la mise en place d’un Projet Educatif Territorial (PEDT). Ce PEDT est une ouverture de l’école sur les acteurs du territoire pour établir un projet éducatif, c’est à dire l’ouverture à des activités sportives, culturelles ou artistiques, avec des acteurs qui ne seront plus seulement le personnel enseignant et le personnel municipal. Désormais, les acteurs du territoire, notamment le tissu associatif local, deviendront acteurs au sein de l’école.
Nous avons la chance, sur les 3 communes d’Andé et du Vauvray d’avoir des associations avec des animateurs socio-culturels et sportifs de niveau professionnel à très fort.
Lors du précédent conseil d’école sur la réforme, nous avons décidé et voté que :
  1. la 5ème demi-journée d’école aura lieu le samedi, et non le mercredi. Nous avons mis la priorité sur le rythme de l’enfant, en privilégiant une pause hebdomadaire où les enfants pourront exercer des activités associatives. Et un samedi matin plus calme, qui évite de perdre le rythme scolaire, qui sera une occasion pour tous les parents d’aller à la rencontre des enseignants, de travailler en groupe, enfants-parents-enseignants,etc.
  2. La mairie avait pris l’engagement de contacter les associations pour énumérer les possibilités de collaboration pour le projet éducatif. Ça n’a pas été fait.
  3. Enfin la pause méridienne devait redevenir un moment de pause.
Il nous faut absolument commencer à informer et se concerter au plus vite.
Ce PEDT doit être déposé avant la fin de l’année 2013. Il reste bien peu de temps pour entamer le chantier qui nécessite l’écoute et la concertation de tous : parents, enseignants, élus municipaux, personnels municipaux si la municipalité le souhaite, et acteurs associatifs.
Et bien entendu les enfants, qui sont au coeur du débat, au travers d’une consultation qui pourrait se dérouler dans les classes.
Nous avons décidé lors de ce conseil d’école de constituer un groupe de travail qui réunirait tous les acteurs cités plus haut, s’ils sont volontaires pour cela.

A l’invitation des enseignants, une réunion sur le PEDT aura lieu le vendredi 14 juin à 18h00, dans les locaux de l’école maternelle.

A l’invitation des équipes pédagogiques, parents, élus et associations pourront se rencontrer pour s’informer, et aussi travailler sur des objectifs concrets.
Les associations ayant accepté de participer à cette réunion sont pour l’instant : l’IMA (musique), l’Atelier d’Arts Plastiques, Lire et faire lire, le club de football, le JVI (judo) et Danse Harmonie. Et l’association de parents d’élèves.
Nous les remercions d’avoir bien voulu répondre à cette invitation.
Dans la liste ci-dessous des diagnostics et actions à réaliser pour concrétiser ce projet éducatif, nous espérons avoir le temps de travailler sur le périmètre, l’identification des besoins et l’état des lieux, et bien entendu, avec les associations, faire l’inventaire des ressources dont nous disposons pour y arriver.
  • Déterminer le périmètre d’action du Projet EDucatif Territorial. La CASE ne s’étant pas donné pour l’instant la compétence éducation-jeunesse, le périmètre sera soit la commune, soit le pôle de communes Andé-Vauvray, avec lequel nous partageons déjà un tissu associatif commun. Il ne s’agit pas de mettre les écoles de nos communes en concurrence, au contraire, partageant des ressources communes et d’autres complémentaires. Pouvons nous mettre en commun nos ressources ? Et établir des calendriers cohérents pour tous les acteurs sur le terrain ?
  • Identifier les besoins dans le périmètre, afin d’offrir des activités adaptées à tous les publics, de la maternelle jusqu’aux plus grands qui s’apprêteront à faire le lien avec le collège. Il s’agit de faire un recensement des classes de tous âges dans chacune des écoles, et de connaître ainsi les besoins en activités éducatives ;
  • Faire l’état des lieux de l’existant pour savoir quelles sont déjà les ressources existantes en activités périscolaires et extra-scolaires, les lacunes et les atouts dont nous disposons sur notre pôle de commune ou sur chacune des communes ;
  • Faire l’inventaire des ressources dont nous pourrions disposer pour répondre à ces besoins.
    Les activités prévues devront avoir une visée éducative : sport, culture et art, citoyenneté, science et environnement, lecture et littérature, théâtre, journal et blog d’école, informatique, langues…
    Ce peut être fait au travers des associations, et même avec toute la bonne volonté du monde, cela risque de ne pas suffire. Il faut réfléchir aux solutions que nous pouvons trouver pour répondre aux besoins des enfants. Dans l’esprit de la loi ;
  • Proposer des articulations entre le temps scolaire d’une part, et d’autre part les activités périscolaires, extrascolaires et associatives. Le temps éducatif sera basé sur les rythmes des enfants, en cohérence avec les projets scolaires ;
    Le temps éducatif sera une chance aussi de maintenir et de développer le tissu associatif, à condition que leurs activités puissent être des ponts entre école et associations, et associations et vie des villages ;
  • Aménager des temps d’information et de concertation avec les familles ;
  • Planifier un contrôle périodique, en cohérence avec les conseils d’écoles afin de proposer des activités complémentaires aux projets scolaires – ou bien varier les types d’activités en fonction des rythmes des enfants -, et évaluer les résultats et les lacunes ;
  • Définir le comité de pilotage du PEDT, selon le périmètre choisi. Est-ce le seul maire qui pilotera, ce qui serait peu judicieux et tout aussi peu productif, ou bien les élus du pôle de communes, avec les équipes pédagogiques et aussi la participation des parents et associations impliquées dans le projet qui pourront ensemble décider des mesures à prendre pour adapter le projet, en fonction des évaluations ;
  • Budgéter le PEDT…

Pour cela, une réunion sur le PEDT aura lieu le vendredi 14 juin à 18h00, dans les locaux de l’école maternelle sous l’égide de l’équipe pédagogique, avec des responsables d’associations, des bénévoles, la collaboration des parents d’élèves et des élus.

Nous avions 1 an et demi pour le réaliser. Il ne reste aujourd’hui que 5 mois environ (dont 2 mois de vacances, et aussi une fin d’année pleine de spectacles, kermesses, etc, une rentrée chargée) pour le remettre au DASEN (inspecteur d’académie). C’est peu.
Il serait irresponsable de ne rien faire. Aussi, nous, parents d’élèves, appelons à un sursaut pour que ces projets soient envisagés avec le plus grand sérieux. Il serait irresponsable de ne pas mettre ce chantier en route dès maintenant.
Merci à tous ceux qui acceptent de participer à ce projet.

Si vous voulez entamer une discussion, vous serez le (la) premier(e) à donner votre avis...

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