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Où l’on reparle de rythme scolaire : rapport de l’inspection nationale, circonscription de Louviers

Le rapport sur la réunion d’information et d’échanges entre l’inspecteur de l’Education Nationale de la circonscription de Louviers, M. Beaudoin, les parents d’élèves élus au conseil d’école, et les membres du corps enseignant est disponible en ligne.
Les 3 enjeux débattus étaient de rendre l’école plus ouverte et plus équitable, de contribuer à la réussite de tous les élèves, et d’expliquer les enjeux des débats sur l’école.
A l’ordre du jour :
La place et le rôle des parents d’élèves élus à partir de la problématique des rythmes de vie des enfants et élèves, la question des leçons.
Le calendrier scolaire a été établi pour convenir aux parents, aux enseignants, à l’inspection, à la mairie, aux associations sportives et culturelles et aux professionnels du tourisme. Mais a-t-on pensé à prendre en compte la place de l’enfant dans tout ça ?
C’est un débat important, récurrent et complexe, avec des décisions à prendre à tous les niveaux, politiques, éducatifs et pédagogiques.
Les enjeux sont considérables pour les élèves, et les obstacles innombrables.
Le conseil d’école est le lieu idéal pour mener ce débat à l’école primaire.
Ont été évoqués l’importance du sommeil et du repos. Et l’attention portée à la pause méridienne et au repas.
Il y a une réflexion constante à produire à propos de l’organisation de la journée de classe.
Les devoirs et leçons doivent-ils être intégrés dans le temps scolaire ?
Dans les classes élémentaires, le travail scolaire à faire à la maison est limité. Les devoirs écrits sont proscrits. Des lectures, des recherches, des éléments à mémoriser peuvent être proposés aux élèves.
Les leçons ont pour but d’aider l’élève à consolider les apprentissages.
La période consacrée aux leçons doit également permettre à l’élève de développer son autonomie, son habileté d’organisation et à devenir plus responsable.
Cependant, les leçons à la maison posent des problèmes à de nombreux élèves et à leurs parents.
Le lien qui pourrait être fait entre insuffisance du travail personnel et échec scolaire a souvent été dénoncé.
Pour lutter contre l’échec scolaire et la démotivation, pour favoriser l’égalité des chances à l’école, pourrait-on intégrer les leçons dans le temps scolaire ?
Informations relatives à la nouvelle formation des professeurs des écoles.
  • Les professeurs des écoles stagiaires ont passé un concours exigeant.
  • Ils ont un parcours universitaire allant au-delà de la licence.
  • Ils ont très souvent fait une année de professeur des écoles première année.
  • Ils ont observé puis pris en charge une classe encadrée par un maître formateur ou un maître chevronné de la rentrée au vacances de la Toussaint.
  • Les professeurs des écoles stagiaires ont un tuteur.
  • Ils auront huit visites de formateurs.
  • Deux semaines et demie de formation à l’université – IUFM.
  • Participation à 36 heures d’animations pédagogiques.
  • Ils seront validés en fin d’année.
  • L’équipe de circonscription est très attentive à chaque situation.
Le débat relancé sur la notation à l’école primaire.
Faut-il supprimer les notes à l’école élémentaire ?
La culture de la note est encore très présente dans l’école française, historiquement tournée vers la sélection. Si ce modèle répondait aux exigences d’un système élitiste avant la massification scolaire, il apparaît aujourd’hui en total décalage avec l’objectif d’élévation globale du niveau d’étude.
Cette obsession du classement stigmatise des élèves, les enferme dans une spirale d’échec et n’apporte en rien les clés d’une possible progression, alors que la confiance en soi est indispensable à la réussite scolaire. En Finlande, pays en tête des classements internationaux en matière d’éducation, les élèves sont évalués pour la première fois à neuf ans de façon non chiffrée et commencent à être notés seulement à partir de 11 ans.
La même note peut refléter des performances très différentes…
Ce que les notes permettent de faire :
  • Classer les élèves entre eux,
  • Faire des moyennes, utiliser des coefficients…
ce qu’elles ne permettent pas de faire
  • Distinguer les performances dans le détail,
  • Comparer les performances.
La note est pratique, mais elle n’est pas très utile pour faire progresser les élèves.
Depuis 2005 une alternative existe avec le socle commun de connaissances et de compétences :
Le cadre européen
Le socle commun de connaissances et de compétences s’inscrit dans la logique des résolutions européennes sur l’orientation et la formation tout au long de la vie.
Une obligation juridique :
En France, le socle commun de connaissances et de compétences a été instauré par la loi d’orientation pour l’avenir de l’école de 2005. Défini par le décret du 11 juillet 2006, il est constitué de 7 compétences.
Le cadre européen compte 8 compétences clé :
  • Communication dans la langue maternelle
  • Communication dans une langue étrangère
  • Culture mathématique et compétences de base en sciences et technologie
  • Culture numérique
  • Compétences interpersonnelles, interculturelles et compétences sociales et civiques
  • Sensibilité culturelle
  • Esprit d’entreprise
  • Apprendre à apprendre
En France, on relève 7 compétences :
  • La maîtrise de la langue française
  • La pratique d’une langue étrangère
  • Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
  • La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
  • La culture humaniste
  • Les compétences sociales et civiques
  • L’autonomie et l’initiative
C’est un résumé du rapport de M. Beaudoin, qui je vous invite à lire ici au format PDF, ou en vous rendant directement sur le site.
Dans ce document vous trouverez des informations et des diagrammes plus détaillés, ainsi qu’un quizz dont les réponses sont parfois fort intéressantes : ainsi, on apprend que 58 % des Français sont favorables à une réduction des vacances scolaires d’été d’au moins deux semaines, permettant de répartir la charge de travail sur l’année, alors que 39 % y sont opposés (Sondage LH2 de juin 2010).
Ou encore : En 1965, deux zones sont instituées afin d’étaler les départs en vacances (notamment en station de sports d’hiver) et de limiter les pics d’embouteillage. Quelques années plus tard, l’hexagone est divisé en trois zones et en 1974, il est même question de créer cinq zones !
Si le zonage concerne 100 % des élèves, moins de 8 % d’entre eux bénéficient de vacances aux sports d’hiver.
Une dernière pour la route, je vous laisse consulter les autres sur le PDF : contrairement aux idées reçues, les élèves ne sont pas plus attentifs le matin que l’après-midi. Ils le sont en fin de matinée et en fin d’après-midi (une fois la digestion terminée).
Comme on le voit, les préoccupations de l’Education Nationale sont proches de celles des parents, en mettant l’enfant au coeur de l’école, avec une volonté d’adapter son rythme aux rythmes des enfants, et d’améliorer la réussite scolaire.
Aujourd’hui, le rythme des enfants est conditionné par les contraintes des adultes, avec des journées bien trop longues, absurdement à l’identique, quel que soit l’âge de l’enfant, et ce, dès la maternelle.
La panacée de la semaine de 4 jours, actée par l’ancien ministre Xavier Darcos, a largement contribué à éreinter les élèves. Mais il ne va pas être facile de s’en sortir.
Concernant la semaine de 4 jours, le ministre Luc Chatel s’était exprimé en disant que “ce sont les conseils d’école qui décident s’ils souhaitent organiser la semaine sur quatre jours ou sur quatre jours et demi”.
Soit. Mais en fait ce n’est pas si simple : il faut aussi l’avis de la commune.(CIRCULAIRE N°2008-082 du 5-6-2008 : “sur proposition du conseil d’école transmis par l’IEN et après avis de la commune, l’inspecteur d’académie-DSDEN peut modifier la répartition des 24 heures d’enseignement obligatoire dans la semaine, en les répartissant sur neuf demi-journées du lundi au vendredi”).
Cela signifie que les communes devront mettre en place l’accueil périscolaire, et pour les communes concernées, c’est le cas de notre commune, mettre en place les transports scolaires le mercredi ou le samedi.
En outre : “L’inspecteur d’académie-DSDEN veille à l’harmonisation des projets d’aménagement du temps scolaire entre les écoles maternelles et élémentaires relevant du même périmètre scolaire et à leur homogénéité entre écoles soumises aux mêmes contraintes pour un territoire donné. Ce territoire peut être plus restreint que la commune pour les grandes villes et plus large pour le milieu rural.
Il tient compte des contraintes inhérentes à l’organisation des transports scolaires. Il mène la concertation, à son niveau, avec les responsables d’activités à caractère culturel, sportif, social et les autorités responsables de l’instruction religieuse.”
On le voit bien, il est possible théoriquement de revenir à un rythme plus soutenable pour les élèves, mais dans les faits, c’est une quasi-impossibilité si cela n’est pas globalisé.
Tout n’est pas noir cependant : l’Association des Maires de Grandes Villes de France a été auditionnée par le comité de pilotage de la Conférence nationale des rythmes scolaires. Les Maires de grandes villes de France ont fait savoir qu’ils sont défavorables à la semaine de 4 jours.
Quelques jours plus tard, lors de l’examen du projet de loi de finances 2011, le Sénat, à l’écoute de ces maires, est revenu sur des dispositions votées par l’Assemblée Nationale prévoyant la mise en place systématique de fonds régionaux et déterminant des critères de prélèvement et de redistribution faisant référence de façon presque exclusive au potentiel fiscal. En clair, le verrou qui empêchait la péréquation sur la base des charges supportées par les collectivités, au profit des seuls critères fiscaux, a sauté.
à lire ici
Quoi qu’il en soit, la semaine de 4 jours a du plomb dans l’aile, du fait des résultats catastrophiques sur la santé des enfants et des résultats. Pour autant, rien n’est gagné.
Il reste à convaincre les maires que l’accueil périscolaire est un acte indispensable pour les habitants. Et même que c’est une chance !
Il faudra que l’industrie du tourisme s’adapte aux nouvelles lois qui concernent les rythmes scolaires (pas seulement la semaine de 4 jours, je pense aussi à l’allongement du calendrier scolaire, et donc au au rétrecissement de la durée du tourisme “parents-enfants”, et forcément aux transports scolaires, entre autres…)
Mais on peut considérer aujourd’hui que la voie est tracée : on annule l’énorme bêtise commise, mise en place il y a 2 ans, on revient sur les fondamentaux, et on met l’intérêt de l’enfant au coeur des préoccupations de l’école.
Ouf !

La semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages…

Une journée scolaire « délirante », « mauvaise » et « aberrante », trop peu de jours d’école et des journées de 6 heures bien trop remplies.
S’agissant de la semaine de quatre jours, elle devrait être interdite. [cette mesure] enverrait un signal fort de prise en compte de l’intérêt de l’enfant. Car la semaine de quatre jours, tant plébiscitée, a été choisie par les seuls adultes alors qu’elle est préjudiciable aux apprentissages et entraîne, selon les chercheurs entendus par la mission, une désynchronisation des rythmes biologiques des enfants.
La Mission d’Information de l’Assemblée nationale sur les rythmes scolaires a rendu son rapport ce mercredi 8 décembre.
Les préconisations de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les rythmes scolaires sont tout aussi drastiques :
  • Il faudrait réduire la durée de la journée scolaire en fixant un plafond quotidien horaire.
  • Une heure d’étude surveillée pour tous les élèves pourrait être instituée, sans sacrifier pour autant l’aide personnalisée. La place de celle-ci devrait être toutefois repensée, et pourrait être intégrée dans le temps de la classe…
  • Il faudrait repenser l’alternance des différentes activités dans la journée : enseignement en classe, enseignement personnalisé et activités péri et extrascolaires.
  • La semaine de quatre jours devrait être interdite.
  • Au sein de la commission, des chercheurs ont recommandé de varier la durée quotidienne et hebdomadaire des horaires en fonction de l’âge des écoliers, en soulignant que les « vingt- quatre heures d’enseignement pour tous », valables de trois ans à onze ans, constituaient une absurdité.
  • La mission souhaite que soit respectée l’alternance de sept semaines de classe et de deux semaines de vacances prévue par le législateur, ce qui impliquerait d’allonger les vacances de la Toussaint et de réorganiser le troisième trimestre.
  • Les vacances d’été devraient être raccourcies de deux ou trois semaines.
  • Il faudrait alors passer à deux zones de vacances, car les trois zones actuelles rendent impossible l’alternance prévue entre semaines de classe et semaines de repos.
Pour la mission, toutes ces hypothèses conduiraient à repenser la part respective des activités scolaires et périscolaires : la continuité éducative entre ces deux types d’activité devrait être assurée.
En outre, les politiques éducatives communales devraient être mieux régulées, en particulier dans le domaine de l’accompagnement scolaire

Faut-il supprimer les notes à l’école élémentaire ?

Faut-il supprimer les notes à l'école élémentaire ? [image Afev]
L’Afev* a lancé un pavé dans la mare en demandant purement et simplement la suppression des notes à l’école élémentaire.
Pour l’Afev, ce système de notation, et l’obsession du classement auquel il répond, crée une très forte pression scolaire et stigmatise les élèves, qu’il enferme progressivement dans une spirale d’échec.
“Alors que la confiance en soi est indispensable à la réussite scolaire”, dit l’appel,”les conséquences de ce système de classement sur les élèves en difficulté sont désastreuses : fissuration de l’estime de soi, absence de valorisation de leurs compétences, détériorations des relations familiales, et à terme, souffrance scolaire.”
Le constat est amer : “4 écoliers sur 10 sortent du CM2 avec de graves lacunes“.
A l’instar d’autres pays, comme la Finlande, pays en tête des classement internationaux en matière d’éducation (et oui, fichus classements, on ne peut y échapper), on pourrait opter pour un système basé sur une construction positive, le développement de l’estime de soi et l’élaboration d’un rapport sain aux apprentissages, dans le but d’acquérir les savoirs fondamentaux.
En finlande les élèves sont évalués pour la première fois à l’âge de 9 ans, et encore, de façon non chiffrée. Il faudra attendre 11 ans pour être notés.
Luc chatel, ministre qui vient de se remplacer à l’éducation, est opposé à cette suppression des notes à l’école élémentaire. L’objectif affiché est pourtant l a réussite de tous les élèves, un objectif que le système actuel n’arrive pas à atteindre.
Le SNUipp, syndicat majoritaire à l’école primaire, le ton est plus mesuré : il faut “dépasser les notes pour transformer l’école“.
Pour les enseignants, qui rejoignent l’Afev sur le constat : “la confiance en soi est déterminante pour apprendre et réussir, et elle est vite mise à mal par les échecs récurrents en classe”.
Il faut pour eux instaurer la sérénité en classe, et améliorer le climat scolaire, en urgence, la réussite des élèves les plus fragiles en dépend.
Mais pour eux, il n’y a pas que la note, qui est la face visible du système éducatif qu’il faut réformer, mais ltout le système :
  • Repenser les évaluations qui, au contraire des tests de CM2 et CE1,1, doivent permettre de mesurer les réussites et les progrès des élèves,
  • mettre en oeuvre une vraie formation professionnelle initiale et continue des enseignants ,
  • en finir avec les redoublements inefficaces,
  • prendre en charge et plus vite les enfants qui décrochent,
  • permettre le travail en petits groupes,…
Tout cela est très bien, mais cela ne va pas dans le sens des réformes organisées par le gouvernement. Et s’il fallait commencer par s’attaquer à la face visible ? Le débat qui s’ouvrira permettra d’ouvrir un vrai débat plus vaste sur l’école, et de poser tous les problèmes sur la table.
Qu’en pensez-vous ?
*L’Afev est née de l’envie de lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires, et de créer un lien entre deux jeunesses qui ne se rencontraient pas ou peu : les enfants et jeunes en difficulté scolaire ou sociale, et les étudiants.
L’action de l’Afev a évolué au fil des années pour se concentrer aujourd’hui sur l’accompagnement individualisé, un projet qui réunit un étudiant et un enfant, dans une approche d’éducation non formelle. Les bénévoles de l’Afev peuvent aussi s’investir dans des projets collectifs promouvant essentiellement les notions de citoyenneté et de solidarité. Leurs actions

Pour contribuer aux débats sur les rythmes scolaires

L’Académie de Rouen vous propose de participer à un débat sur les rythmes scolaires : C’est ici que ça se passe
Vous avez jusqu’au 1er décembre pour participer à ce débat, et faire part de vos remarques, vos suggestions, pistes de réflexion, et expériences…
Voici les thématiques abordées :



Si le sujet vous intéresse, je vous invite à contribuer sur le site de l’Education Nationale (on nous demande notre avis ! Profitons-en…), et vous pouvez aussi aller voir par là : Rythmes scolaires et temps de l’enfant.
Bien sûr, on peut aussi en parler entre nous ;)

Loi “Carle” sur le financement des écoles privées par les communes: la proposition de loi votée par l’Assemblée

légalL’Assemblée Nationale a adopté lundi une proposition de loi qui vise à rendre obligatoire le financement des écoles primaires privées par les communes de résidence des enfants, même lorsque ces derniers sont scolarisés dans une autre ville. L’opposition était opposée à ce texte, en estimant qu’il y a un risque d’”exode scolaire”.

Le sénateur UMP Jean-Claude Carle a proposé une loi visant à “garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence”.

Le texte rend obligatoire dans certaines conditions le versement d’un “forfait communal” lorsque l’élève est scolarisé en primaire dans un établissement privé situé dans une autre ville que celle où il habite. La proposition de loi, adoptée en première lecture par le Sénat le 10 décembre dernier, a été votée dans les mêmes termes lundi soir par les députés.
Il prévoit que l’obligation de financement sera imposée aux communes lorsqu’elles n’ont pas la possibilité d’accueillir l’enfant dans une de leurs écoles, lorsque les parents peuvent justifier d’obligations professionnelles, lorsqu’un frère ou une soeur est déjà scolarisé ailleurs ou pour des raisons médicales.

La maternelle à trois ans : ça y est, ce n’est plus un droit !

Déficit de 400 000 places d’accueil des jeunes enfants en milieu rural

Le rapport sénatorial Juilhard sur l’accueil des jeunes enfants en milieu rural, dresse un tableau alarmant des possibilités d’accueil offertes en rapport avec la demande :

« Il manque aujourd’hui en France 400 000 places d’accueil de jeunes enfants pour permettre à tous les parents de ne pas être contraints à choisir entre vie professionnelle et vie familiale. [...] Or, selon l’avis unanime des élus locaux et des acteurs de la petite enfance, deux facteurs essentiels conditionnent l’installation des parents en milieu rural : la possibilité de faire garder leur enfant et l’accès aux nouvelles technologies.

Développer l’offre d’accueil des jeunes enfants dans le monde rural n’est donc rien de moins qu’une priorité de l’aménagement du territoire : ce rapport entend relever le défi en proposant des solutions d’accueil innovantes et inédites. »

L’école à trois ans, plus si sûr !

Pour alléger les effectifs, certains directeurs de maternelle du Puy de Dôme ont, en cette rentrée, été sommés d’appliquer une modification du règlement intérieur type départemental qui leur avait échappé :

« Cette admission [en maternelle] est prononcée si les conditions d’accueil le permettent (effectifs, locaux adaptés, personnel petite enfance), au profit des enfants âgés de 3 ans révolus au jour de la rentrée scolaire.

Toutefois, les enfants qui atteindront cet âge dans les semaines suivant la rentrée et au plus tard au 31 décembre de l’année en cause pourront être admis, toujours dans la limite des places disponibles. » En clair : votre enfant pourra être refusé, même s’il a trois ans révolus en septembre,

  • dans le cas où les effectifs sont trop importants : l’inspection n’est plus tenue d’attribuer un poste supplémentaire ;
  • dans le cas où les locaux seraient devenus insuffisants : les mairies ne sont plus tenues d’y pourvoir ;
  • dans le cas où les personnels municipaux ne seraient pas assez nombreux : plus d’obligation des mairies non plus dans ce domaine ;

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